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31 mars 2008

CARTE POSTALE DE DUBLIN

Je m'appelle Apolline, j'ai un an et je vis a Dublin .

Dublin est la capitale du pays le plus dynamique d'Europe cependant, elle a tout d'une petite ville de province, avec son petit centre ville, ses rues bordées d'arbres et ses habitants qui se connaissent tous (ou presque) par un cousin, un voisin, un cousin d'un voisin...

Les irlandais sont chaleureux comme dans les clichés. "Les méditerranéens des îles britannique" dit-on. Ils parlent fort, boivent beaucoup et se promènent a moitie nus des que le soleil pointe son nez. Ils sont fiers de leur pays, de leur équipe de rugby et de leur réussite économique. 

Voila pour le décor. Laissez moi maintenant vous expliquer pourquoi c'est chouette d'être un “Irish baby”.

 L'Irlande est un pays jeune ou les baby boomers des années 70 (souvenir de la venue du Pape Jean- Paul II !) sont à leur tour parents. Alors même si les familles d'aujourd'hui ne sont plus celles d'il y a vingt ans avec leur six ou sept enfants, les bébés sont partout en ville, dans les parcs, dans les restaurants et les cafés ... et... oui, beaucoup sont des petits roux!!! 

Avant même notre naissance, la vie est belle pour nous.  La loi anti avortement impose de vivre l'attente du bébé de façon simple avec des contrôles minimum par un "GP" (un médecin généraliste) qui ne demande jamais à voir la future "mummy" dans son plus simple appareil... Maman vous dira que pour une française cette conception fataliste et non interventionniste de la grossesse est très déroutante et pour cette raison et l'état, disons... “très Dickens” des hôpitaux irlandais, elle a décidé de rentrer accoucher dans son pays.

En matière d'allaitement l'Irlande est comme la France: très, très en retard. Et pourtant tout est fait pour l' encourager. Ainsi, dès notre retour à Dublin maman a rejoint un “breast feeding club(un club d'allaitement) et chaque mardi matin, pendant qu'elle prenait un petit thé et discutait nibards avec les autres "Irish mummies", une infirmière bénévole nous pesait, nous mesurait et notait nos progrès. Inutile de vous dire que j'étais la crevette du groupe, avec ma petite tête, mes petits centimètres et mes petits kilos de française... 

Ces rendez-vous  se sont répétés jusqu'à mes premières expériences avec la nourriture "solide". Mes petits amis ont, beaucoup plus vite que moi, goûté aux joies des biscuits, du porridge ainsi qu'à tout un tas d'aliments dont on se méfie en France pour leurs propriétés allergènes mais qui ne semblent pas inquiéter les Irlandais, grand consommateurs de chips, de boissons gazeuses et de chocolat cadburry à la sortie de l'école!

Je conserve de cette époque le souvenir d'un printemps très doux (et d'un été pluvieux) à me promener dans les parcs de la ville et à prendre le DART (le petit train qui longe la côte) pour aller jusqu'à Dun-Laghoaire téter un coup sur la jetée...

Mais moi, qui connais bien Dublin, je vous assure qu'il ne pleut pas tant que ça! Et puis comme fumer dans tout lieu public est interdit depuis 2005, il est très facile de se réfugier dans un pub pendant ces averses qui ressemblent beaucoup a des giboulées !

 Quand on est un bébé irlandais les semaines filent a la vitesse du vent, qui souffle fort ici.

J'ai pris des cours de yoga, des cours de massage et j'ai même vu Harry Potter sur les genoux de ma maman à cinq mois  (le son était adapte a mes petites oreilles, je vous rassure). Oui, oui! En Irlande, les bébés vont au cinéma et les mamans entrent dans la salle avec leurs poussettes.

Pourquoi autant d'activités? Sans doute en raison des congés de maternité qui durent plus de six mois en moyenne et du fait que les mummies irlandaises arrêtent souvent de travailler à la naissance de leur second enfant. Mais aussi, les crèches et autres modes de garde sont rares et chers et les petits irlandais ne vont pas à l'école avant quatre ans et demi, cinq ans. Il est donc nécessaire de trouver des activités pour éviter que les mamans enchaînent baby blues sur baby blues et s'enferment dans l'isolement de leur condition de (desperate) housewives.

Moi, ca y est, j'ai rejoins un “playgroup” (un groupe de jeux) les lundi et jeudi matins. Je retrouve d'autres enfants pour jouer, chanter et danser. Et devinez ce que fait maman pendant ce temps ? Elle prend un thé et papote avec les autres mummies... C'est un bon moyen de se faire de nouveaux amis, de prendre rendez-vous pour des "play dates" (des après-midi de jeux chez les uns ou chez les autres) et de perfectionner son anglais. Mais surtout ces rencontres permettent de glaner des informations très importantes comme le nom d'un bon médecin (oui il parait que ça existe!), les écoles où il est bon d' inscrire son rejeton sur une liste d'attente longue comme le bras et les restaurants “child friendly” (qui sont ravis d'avoir une clientèle trèèèèèès jeune!!)..

 Voilà, vous savez tout de ma vie de dublinoise.

Je finirai par vous dire que l'hiver s'est terminé avec les derniers matchs du Tournoi des Six Nations. Que les festivités du printemps ont commencé un peu en avance, le 17 mars, avec la fête nationale de la Saint Patrick et que"l'Easter Bunny" (le lapin de Pâques) m'a apporé mon premier oeuf en chocolat caché parmi les jonquilles.

Je vous le dis: “THE SPRING IS IN THE HARE
Le printemps est dans le lièvre (jeux de mot avec "air "et "lièvre" qui se prononcent de la même façon en anglais...en référence a l'Easter Bunny)

XXX Apolline

 

 

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par Lilou

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Posté par liloudublin à 17:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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